Wall.e

Publié le 11 Août 2008



Wall.e fabrique des Césars puis les empile au milieu des gratte-ciel. Seul sur une terre dévastée par la pollution, et désertée par ses habitants partis remplir un navire spacial aseptisé, il effectue sa tâche avec la régularité du robot qu'il est. Un brin nostalgique et rêveur, souffrant de la solitude, il trouve refuge dans un wall.e géant en compagnie d'une sorte de criquet mutant. Les journées sont longues jusqu'au moment où débarque Eve, robot relooké par Apple... Wall.e en tombe aussitôt amoureux et va tout faire pour conquérir la belle.

Comme toujours chez Pixar, les images sont magnifiques. Après avoir offert la parole aux animaux, il s'agit ici de donner vie à un robot. Et cela marche magnifiquement bien. Tous les spécimens rencontrés sont beaucoup plus vivants que les gros humains peuplant le navire spacial.

L'audace véritable du film tient d'ailleurs précisément dans la manière dont les humains sont dépeints : obèses, incapables de marcher, se muant sur des fauteuils mobiles, stimulés aux mêmes désirs et y répondant tous, ce sont eux les robots de l'histoire. Ainsi l'équation serait : en bouffant trop, en ne réfléchissant pas, on pollue jusqu'à la destruction. Qu'un tel film s'adresse justement à une population occidentale, et principalement américaine, gagnée par le conformisme et l'obésité prête à réflexion. Mais les enfants aiment les animaux et la nature, aussi sont-ils déjà sensibles au discours véhiculé. C'est l'éducation qu'ils reçoivent qui fera ou non qu'ils jettent leurs papiers par terre et rêvent de posséder un 4x4. Aussi faut-il sans doute s'abstenir de chercher trop loin.

Wall.e est avant tout un divertissement familial formaté, mais réussi, quelquefois drôle, d'autres fois poétique, à la musique un peu trop présente mais à la réussite visuelle incontestable. 3 petites étoiles, donc.

Rédigé par pierreAfeu

Publié dans #Bons coups

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Stoni 14/08/2008 16:17

On pourrait arguer que le message anti-pollution et anti-consommation à outrance dénoncé par Pixar et des plus simplistes voire populiste, mais ce film est tellement un pur bonheur que ça n'a pas d'importance. Ceci dit Wall-E est presque plus pour les grands comme nous que les petits. Pour preuve, mon petit neveu de 4 ans que j'ai interrogé après la séance m'a lancé: "Il est pas beau le film". ça fera au moins un spectateur insatisfait.