[Rec]

Publié le 3 Mai 2008



Le buzz était tellement énorme que le risque de déception l'était tout autant. Après la (bonne) surprise de Cloverfield, on pouvait craindre l'essouflement d'un genre nouveau et déjà (peut-être) dépassé, celui du "film qu'on a l'impression de faire soi-même". Sauf que là, ce n'est plus un faux camescope qui filme mais une (presque) émission de télé.

Ainsi ce "vis ma vie" chez les pompiers commence en coulisses avec quelques prises ratées devant la caserne. Puis, de l'aveu même de la présentatrice, on attend la sirène pour suivre en direct une intervention routinière, avec pour condition que tout se termine bien. Que nenni ! Une fois l'équipe de télé et les deux pompiers qu'elle suit, introduits dans un immeuble retentissant des cris d'une grand-mère hystérique, le rythme s'accélère pour ne plus ralentir. Nous sommes immergés dans l'action, au plus près de ce qui se passe et des surprises qui nous attendent. Le parti pris est totalement et efficacement assumé. C'est le premier mérite de ce film cohérent à 100% qui a fait de son petit budget le moteur d'un projet tourné dans l'urgence (on est loin de l'enlisement progressif dans le trop-plein d'argent de 28 semaines plus tard). Oubliant Cloverfield (efficace mais plus superficiel), on se prend à penser à La nuit des morts vivants et son sous-texte racial. Sauf qu'ici l'enfermement est inversé : Il ne s'agit plus d'empêcher le mal d'entrer, il faut surtout l'empêcher de sortir...

Pourtant, malgré toutes ces qualités, l'effet de surprise n'est pas totalement au rendez-vous. On sursaute très peu, on a moyennement peur, sauf dans le final qui nous procure enfin une belle montée de stress. Malgré ce bémol, cette hystérie ibérique fonctionne bien. On aurait donc tort de bouder notre plaisir.

Une petite question pour finir : pourquoi dans les films de zombies, le temps d'incubation du mal est-il très lent au début et de plus en plus rapide au fur et à mesure que l'histoire avance ? Si vous avez une idée, merci de ne pas me laisser dans l'ignorance...

Rédigé par pierreAfeu

Publié dans #Bons coups

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Qux 15/05/2008 14:08

Que de questions sans réponses..., un tel film n'est pas fait pour réfléchir mais pour sursauter et de ce côté là, Rec réussi parfaitement avec une intensitée plus qu'incroyable et une réalisation sans défaut. Rec nous fait passer 1h15 de terreur pure et restera sans aucun doute longtemp dans les mémoires

Stonyboy 06/05/2008 16:56

autre question mystère: '"et pourquoi 20 millions d'entrées pour Les Ch'tis?". elle est dure celle-là non??
sinon Rec, sacré coup de stress quand même, en plus j'ai découvert la version originale de Funny games juste après donc là je suis plutôt tendu et un peu en panique

Marcello 04/05/2008 06:31

Autre question...Salut Pierre: " Une petite question pour finir : pourquoi dans les films de zombies, le temps d'incubation du mal est-il très lent au début et de plus en plus rapide au fur et à mesure que l'histoire avance ? Si vous avez une idée, merci de ne pas me laisser dans l'ignorance... "

Et pourquoi dans les films d'épouvante, les mort-vivants désarticulés et boiteux rattrapent t'ils toujours la jeune fille alors qu'elle pique un sprint et qu'elle à 300 mètres d'avance ?