La nuit nous appartient

Publié le 7 Décembre 2007

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La tendance serait-elle aux films noirs du côté du cinéma américain ? Les grands cinéastes ressentent-ils le besoin de redéfinir les cadres du bien et du mal, à l'heure où leurs gouvernants en galvaudent le sens dans des conflits sans nom ? Toujours est-il qu'après Sydney Lumet et Woody Allen, James Gray, dont c'est le genre de prédilection, nous propose à nouveau un drame de chair et de sang (d'inspiration antique ou shakespearienne selon les critiques) dans lequel deux frères sont tantôt désunis, tantôt unis, mais presque toujours pour le pire. Autant le dire tout de suite, je suis un peu déçu. J'en attendais en effet davantage du réalisateur de The yards. Je ne retrouve pas dans son dernier film la tension qui m'avait étreint dans le précédent, et ce, malgré d'indiscutables qualités : un scénario tendu, des personnages denses et touchants loins des stéréotypes (notamment la très touchante Amada), un casting impeccable (Joachin Phoenix au sommet, Mark Wahlberg tout en tension rentrée, Robert Duvall scorsesien, et Eva Mendes très juste), et quelques scènes d'anthologie : la visite de l'atelier de drogue, et surtout la course poursuite en voiture, absolument extraordinaire. Mais le film a aussi ses faiblesses : le ralenti qui suit la course poursuite fait perdre toute intensité à la scène, la traque dans les roseaux ne tient pas en haleine, la fin est quelque peu plombante. Un avis mitigé donc, en ce qui me concerne, pour un film dont j'attendais beaucoup. Mais 3 étoiles tout de même, ne serait-ce pour cette fantastique séquence de course poursuite dans laquelle le jeu, le montage précis et surtout la bande son, se conjuguent pour nous glacer le sang…


Rédigé par pierreAfeu

Publié dans #Bons coups

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pierreAfeu 09/12/2007 20:06

En effet !

Snifff 09/12/2007 19:07

"d'inspiration antique ou shakespearienne selon les critiques". Shakespeare puise son inspiration dans les tragédies antiques, donc l'un ou l'autre ne change au final pas grand chose.

PierreAfeu 07/12/2007 11:20

J'ai écrit "le ralenti qui SUIT la course poursuite" … Je ne vois pas la contradiction. La scène qui pert toute son intensité, est celle dans laquelle le ralenti est utilisé, et il ne s'agit justement pas de la course poursuite. Aurais-tu lu trop vite ?

Vinnie 07/12/2007 11:14

"le ralenti qui suit la course poursuite fait perdre toute intensité à la scène"

"cette fantastique séquence de course poursuite dans laquelle le jeu, le montage précis et surtout la bande son, se conjuguent pour nous glacer le sang"

Tu sens pas la contradiction là ?????