No country for old men

Publié le 2 Février 2008



Western ou film noir revisité, état des choses d'un monde en pleine mutation, constat désabusé ? Après avoir tout lu sur le nouveau film des frères Coen, et surtout après avoir enfin vu le film, on demeure perplexe. Que dire ? La mise en scène est brillante, souvent éblouissante, quelquefois géniale. De jour comme de nuit, au coeur du désert, dans une chambre d'hôtel, au milieu d'une rivière, dans une rue déserte, où que la caméra soit, le duo image-son est implacable de précision et de maîtrise. Les rares dialogues, rédigés d'une plume fine, absurdes, drôles, désabusés ou sombres, font toujours mouche. De Javier Bardem à Tommy Lee Jones en passant par Josh Brolin, Kelly McDonald ou Woody Harrelson, les acteurs sont tous à la hauteur de leurs personnages, comme autant de pions solitaires sur l'échiquier désertique, dont une malette contenant 2 millions de dollars constitue l'enjeu. Quelques scènes mémorables, à la fois simples et complexes, dénuées d'artifices, ponctuent ça et là le film, histoire de nous rappeler que les frères Coen sont des grands parmi les grands. Seulement voilà, au milieu de ce brillant exercice de style, il manque un truc. Après avoir passé en revue toute les qualités formelles du film, on trouve enfin ce qui lui fait défaut : l'émotion. Tout simplement. Et c'est bien dommage.

Rédigé par pierreAfeu

Publié dans #Coups moyens

Repost 0
Commenter cet article

Shin 27/02/2008 14:54

No Country for Old MenBonjour,

Pour ma part, le film m'a entraîné jusqu'à sa dernière demi heure alors trop elliptique (bordélique) pour convaincre. Du coup, j'en ressors avec un avis mitigé, si ce n'est que Javier Bardem n'a pas volé son Oscar ; il est véritablement dantesque dans ce film !

Amicalement,

Shin.