7h58 ce samedi-là

Publié le 1 Octobre 2007



En voyant certains films, et en suivant le parcours de certains personnages, on se dit "putain, j'aimerais pas être à leur place!"… C'est vraiment ce qui arrive pour 7h58 ce samedi-là. Plongé au cœur d'une famille engluée dans le mal-être et les non-dits, on assiste en frissonnant à sa lente agonie…

Le film débute par le hold-up d'une bijouterie. Celui-ci tourne mal et, par le biais d'habiles flash-backs, on comprend peu à peu pourquoi ses auteurs en sont arrivés là. Puis par le même jeu de séquences se faisant échos, on en mesure les conséquences pour chaque membre de la famille.

Loin du clinquant de la majorité de la production américaine, sans effets de grues, de filtres ou de scènes spectaculaires, Lumet (83 ans !), nous propose un film d'une rare modernité qui se joue d'un scénario astucieux, d'un montage brillant et d'une distribution parfaite, pour nous embarquer dans un drame familial aux accents tragiques. A chaque saut temporel on en apprend un peu plus, on en imagine davantage, pour ensuite découvrir à nouveau une autre pièce du puzzle.

Au fur et à mesure que le film avance, la pesanteur s'installe, notre estomac se noue, les motivations câchées surgissent au grand jour, et la tragédie s'écrit jusqu'au final qui nous glace le sang. Certes, le procédé qui introduit les flash-backs est un peu lourd, mais c'est vraiment le seul bémol de ce film brillant et captivant aux accents 70's …


Rédigé par pierreAfeu

Publié dans #Bons coups

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Duck 01/10/2007 11:29

Ca se laisse regarder durant 1h, la fin devient trop alambiquée pour être crédible, bon, Lumet n'est plus tout jeune il a laissé sans doute une partie de son talent en route.