Miss Peregrine et les enfants particuliers

Publié le 9 Octobre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers

Ce ne sont ni Eva Green ni Tim Burton qui élèvent le film mais Asa Butterfield. Le héros du superbe Hugo Cabret a grandi et incarne à la perfection l'archétype de l'adolescent en marge que l'aventure va transformer.

Il n'est pas le plus beau mais son regard est magnétique, sa présence fragile mais assurée, sa détermination grandissante. Tout spectateur peut se retrouver en lui et vivre l'aventure à travers lui. Il n'incarne pas un héros burtonien mais un héros universel, en cela est-ce lui qui porte le film de bout en bout, se transforme sous nos yeux, se révèle à lui-même.

Miss Peregrine et les enfants particuliers n'est pas un retour de Tim Burton à son cinéma mais plutôt un retour de Tim Burton au cinéma. Si la thématique se rattache à "son univers" le traitement narratif est parfaitement calibré, la mise en scène venant servir l'aventure qu'on nous raconte sans sortir des rails. Burton est là pour son expérience de cinéaste et sa maîtrise visuelle mais sa singularité est restée dans sa loge.

Tout cela est donc fort classique mais le film se regarde avec plaisir. Le rythme est là et l'ensemble fonctionne parfaitement. Si la première partie est la plus réussie, on ne note pas de déséquilibre général. On regrettera une musique trop envahissante mais la mise en scène reste élégante et efficace quand la plupart des effets spéciaux sont réussis (la transformation de Miss Peregrine notamment).

Le temps passant, quand le film sera oublié, on se souviendra de la présence d'Asa Butterfield. Il y a un truc en plus chez lui, quelque-chose d'Antony Perkins, un mystère, une force. C'est assurément un acteur à suivre.

 

Rédigé par Pierre Guiho

Publié dans #Bons coups

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